1961

Publié le par A-K

 

 

1961

ou les chroniques de la haine extraordinaire...

 

 

 

 

 

 

Le 1er juillet 1961 meurt à Meudon Louis Ferdinant Auguste Destouches, plus connu sous son nom de plume de plomb: Louis Ferdinand Céline.



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Oh, j'entends déjà les haut-le-coeur et les quolibets: "Comment?! Un hommage au chantre de la nazitude?!!! Mais comment c'est possible d'en arriver là, hein???  Comment????? Salaud! Négationniste! Sale juif!"

Je ne peux répondre de façon courtoise et concise à une question aussi complexe aussi, permettez:

Parce que je vous emmerde.

Au niveau de l'argumentation c'est assez sommaire, j'en conviens, mais c'est en même temps tellement plus rapide, vous ne pouvez le nier.

En plus je ne suis pas juif... ni négationniste, bien que je dise "non" à tout en prélude à penser.

Fermons cette paranthèse personnelle et revenons-en à l'autre grand auteur, je veux dire Céline. On l'en oublie parfois tant ma personnalité prend le dessus.Hein?... Oui, bon...

Faut dire aussi que c'est très à la mode d'encenser Céline des années après lui avoir pissé dessus en cataractes d'antipathie jaunâtre, ça soulage la vessie, la conscience et ça fait pousser l'estime... de soi... par les autres qui savent que vous êtes un gars, une fille sympa et trop pas un réac rive droite. Vous pisseriez sur la Joconde si ça rendait bo-bo. Attendez, cela pourrait bien venir et j'attends que ce soit le plafond de la chappelle sixtine qu'on érige pissotière... en riant à l'avance de la douche annoncée.

Un hommage à Céline, chantre du nazisme, collabo sans vergogne...

Suis-je donc le nouveau Dieudonné qui lui, n'ayant pas lu, se contente de Lepen pour parain de sa fille?

Non, non, non, je vous rassure... je ne veux pas d'enfant et  n'ai pas de costume de père noël assez large pour y faire entrer le borgne méritocratique mais de lignée. Même si c'est vrai qu'il sait faire rire les enfants... blancs.



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Il est rigolo le gros mais ses idées vous savez... seraient dangereuses pour moi et ,en bon égoïste, je m'insurge vaillament!

Je ne mange pas de ce pain là et mes origines bougnoules me l'interdisent ce pain là, ce pain blanc, ce pain d'un autre temps... béni des colonies, enfoiré de sardou.

Mais Dieudonné le mange, lui bien plus bronzé que toi! Me direz-vous.

Oui mais lui n'aime personne quand moi j'aime tout le monde. A l'exception assez vaste d'une catégorie précise mais ... "con", ce n'est pas une couleur.

Du coup, je peux en déduire sans bouillir de la cabosse que si Dieudonné et moi en venions à nous croiser, nous ne nous aimerions pas l'un l'autre, entrant chacun dans la catégorie de l'autre et, par ailleurs, "l'autre" est sa catégorie.... et "con" aussi c'est vrai, n'en déplaise à Sarko qui se l'est faite voler.

Mince, je suis tellement passionnant que j'en oublie Céline (Suis-je prêt à être journaliste au Figaro ou critique littéraire à Elle Magazine, ce qui revient tout à fait au même? Non, car j'ai lu Céline. Et je ne peux revenir en arrière. Eux, faisant semblant de l'avoir lu,  ne peuvent pas non-plus revenir sur le néant.).

Céline donc...

Je n'ai jamais compris ce qui vous faisait si peur chez Céline...



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Une tête sympa déjà! Hein?! On peut quand même lui reconnaitre ça!

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Puis tous les signes d'un solide équilibre mental:


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Quoi? Il a pas l'air sympa le docteur Mengele? Bon... sur la photo on n'entend pas Wagner... ni les rires gras et gutturaux d'officiers de la Waffen-SS... bon...

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Enfin, un engagement politique véritable! De patriote! De bon français! Même pendant la guerre... oui, oui... SURTOUT pendant la guerre.


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Parce que ça compte les copains! La bande à Pétain, joyeux drilles et chansons paillardes aux bras levés sur les têtes en hommage au gentil envahisseur! Agents de voyages pour Auschwitz, Sobibor ou GelsenKirchen.

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Alors me direz vous: Pourquoi? Pourquoi, Amine, que cet hommage à cette ignoble crapule ?

Je vous ai déjà dit que je vous emmerdai ?


Non, sans rire... voilà pourquoi:


Les crépuscules dans cet enfer africain se révélaient fameux. On n'y coupait pas. Tragiques chaque fois comme d'énormes assassinats du soleil. Une immense chique. Seulement c'était beaucoup d'admiration pour un seul homme. Le ciel pendant une heure paradait tout giclé d'un bout à l'autre d'écarlate en délire, et puis le vert éclatait au milieu des arbres et montait du sol en traînées tremblantes jusqu'aux premières étoiles. Après ça, le gris reprenait tout l'horizon et puis le rouge encore, mais alors fatigué le rouge et pas pour longtemps. Ça se terminait ainsi. Toutes les couleurs retombaient en lambeaux, avachies sur la forêt comme des oripeaux après la centième. Chaque jour sur les six heures exactement que ça se passait.

Ou encore:

"Je vais me tuer!" qu'il me prévenait quand sa peine lui semblait trop grande. Et puis il parvenait tout de même à la porter sa peine un peu plus loin comme un poids bien trop lourd pour lui, infiniment inutile, peine sur une route où il ne trouvait personne à qui en parler, tellement qu'elle était énorme et multiple. Il n'aurait pas su l'expliquer, c'était une peine qui dépassait son instruction. Lâche qu'il était, je le savais, et lui aussi, de nature espérant toujours qu'on allait le sauver de la vérité, mais je commençais cependant, d'autre part, à me demander s'il existait quelque part, des gens vraiment lâches... On dirait qu'on peut toujours trouver pour n'importe quel homme une sorte de chose pour laquelle il est prêt à mourir tout de suite et bien content encore. Seulement son occasion ne se présente pas toujours de mourir joliment, l'occasion qui lui plairait. Alors il s'en va mourir comme il peut, quelque part... Il reste là l'homme sur la terre avec l'air d'un couillon en plus et d'un lâche pour tout le monde, pas convaincu seulement, voilà tout. C'est seulement en apparence la lâcheté. Robinson n'était pas prêt à mourir dans l'occasion qu'on lui présentait. Peut-être que présenté autrement, ça lui aurait beaucoup plu. En somme, la mort c'est un peu comme un mariage. Cette mort-là elle ne lui plaisait pas du tout et puis voilà. Rien a dire. Il faudrait qu'il se résigne à accepter son croupissement et sa détresse. Mais pour le moment il était encore tout occupé, tout passionné à s'en barbouiller l'âme d'une façon dégoûtante de son malheur et de sa détresse. Plus tard, il mettrait de l'ordre dans son malheur et alors une vraie vie nouvelle recommencerait. Faudrait bien.

 

Il n'y a de terrible en nous et sur la terre et dans le ciel peut-être que ce qui n'a pas encore été dit. On ne sera tranquille que lorsque tout aura été dit, une bonne fois pour toutes, alors enfin on fera silence et on aura plus peur de se taire. Ça y sera.

 

 

Encore des "pourquoi"? Pourquoi?

 

Pour son engagement dans la fondation Rockefeller, pour sa médecine sociale? Pour son anti-colonialisme? Pour son pacifisme prononcé dans "Voyage au bout de la nuit"? Pour la lutte des classes? Pour sa sincérité? Pour son approche anti-conventionnelle, pour son boulversement?

 

Non... rien de cela.

 

Cet hommage à l'ignoble car il fut des plus beaux.

 

Si nous devions ne prendre les grands hommes que d'un bloc, vous seriez bien surpris d'où vient l'ignominie. Hugo pédophile? Ca vous ferait bien mal...

 

Un artiste est un homme. Quelque soit sa grandeur.

 

Si un chirurgien doit me sauver la vie, je ne lui demande pas s'il vote pour Lepen, s'il aime Berlusconi ou si même il veut bien des bougnoules dans son beau pays.

 

Si un livre peut me sauver l'âme, celui qui l'a écrit n'a pas à être parfait. Il n'est pas mon ami, ni mon maitre, ni l'objet d'une estime. Je ne vois que statue et j'oublie le maillet, le burin et la chique dans la bouche du frappeur.

 

 

 

Et puis... et puis... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                     ... et puis il y a Elizabeth...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                      

 

 

 

                                       ....Elizabeth Craig.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le visage des regrets...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Elizabeth Craig donc... Bon alors, vous me direz "pas mal" mais un peu vieillote la photo. puis pas non plus de quoi se damner.

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Détrompez-vous.

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En 1926, Louis Ferdinand rencontre à Genève Elizabeth Craig (1902-1989), une danseuse américaine, qui sera la plus grande passion de sa vie. C'est à elle, qu'il surnommera l'Impératrice, qu'il dédiera le Voyage au bout de la nuit. Elle le suit à Paris, rue Lepic, mais le quitte en 1933, peu après la publication du Voyage. Il partira à sa recherche en Californie, mais ce sera pour apprendre qu'elle a épousé Ben Tankel qui se trouve être Juif ; après quoi on n'entendra plus parler d'elle jusqu'en 1988, date à laquelle l'universitaire américain Alphonse Juilland la retrouvera, quelques jours avant Jean Monnier, qui était sur sa trace également. Elle affirmera alors dans une interview qu'elle craignait qu'en perdant sa beauté avec l'âge, elle finisse par ne plus rien représenter pour lui.

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Voilà... de même que les roses naissent sur le fumier, le fumier nait sur les roses visiblement. Des tourments de l'amour peut en surgir la haine, la perdition, l'ignoble, l'infâme mais au final... au final... l'humain.


Fou d'avoir trop aimé. Jaloux au point d'être un salaud. Notre Céline grandiose est finalement bien peu de choses. Un homme, un mortel plein de travers, de frustrations.


Oui, je sais, Hitler avait des élans pour son peuple et enfant il n'aimait pas son père, tralala et le peintre raté, tout ça...


Mais Céline, lui, est tout sauf un auteur raté.
Et je lirai ses lignes sans soucis pour personne, heureux que la censure me laisse le droit... d'être intelligent, de faire la part des choses.

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Enfin...

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Si tout ceci ne vous a pas convaincu...

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J'ai une bonne nouvelle...

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Car enfin, si en 1961 s'est éteint Céline...

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La même année est venue la relève...

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La relève...

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La relève...

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Oui je fais durer parce que la musique est plus longue que prévue...

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Bon Yvonne, tu termines?
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Yvonne...
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Yvonne!!!!
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Je vous propose d'arrêter le déroulant le temps qu'elle se taise...

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Donc la relève!

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Mettez bien la musique même si c'est dur...

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La relève donc....
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Le 18 septembre 1961, à Toulouse, nait Bernard Werber, plus connu sous son nom de plume de paon: Bernard Werber.


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Bernard Werber... je ne sais pas quoi vous dire d'autre!
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Ha ben vous vouliez pas de Céline...
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Alors avec lui... pas de problème.

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Il n'a pas d'idées politiques, lui.
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Il n'a pas d'idées tout court en fait...
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Il n'écrit rien d'important à part des histoires de fourmis qui sont vachement intelligentes et d'humains qui devraient avoir honte de pas trier leurs déchets ménagers.
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Et pas une tête de fou lui!


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Une tête de con, oui je sais, mais pas de fou.
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Ses citations à lui, ses écrits, son style... hum... toutes vraies le pire...
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Les choses qui vont sans dire vont mieux en les disant.

Ouhaaaaaa... un coup de poing à l'âme du foie du cerveau! Watchaaaaa!
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Le monde se divise en deux catégories de gens : ceux qui lisent des livres et ceux qui écoutent ceux qui ont lu des livres.

Je rétorque: les gens qui ont de petites bouches écoutent les grandes gueules... toi tu creuses... connard...
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Un homme heureux en ménage dégage toujours une sorte d'aura qui le rend encore plus séduisant auprès des autres femmes.

Il a tout compris hein... trop fort! Tain, il doit choper le con... y a du Stendhal là dedans... 
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Sa plus grande phrase:
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Bernard Werber aime ça!

Sur un mur facebook mais on le soupçonne d'avoir été aidé, qu'il y aurait un bouton qui serait fait exprès... mais je n'entrerais pas dans des crtitiques littéraires compliquées.

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Et puis, pour lui, tout va très bien avec sa copine. Elle au moins, elle nous fera pas chier.


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Et puis si elle le largue pour un magrhebin...
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Ben même pas peur!
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Chacun sa vie, chacun ses mythes, chacun sa merde.


A-K


 


Publié dans Les grands de France!

Commenter cet article

oxalis 07/11/2013 18:48


Bonsoir,


J'arrive par hasard sur votre page à propos de Céline et Werber... Etrange mélange...


Avez-vous vraiment lu Werber ? Il semblerait que non... Par ailleurs, en sortant des phrases de leur contexte comme vous le faites, vous feriez passer n'importe quel auteur pour un imbécile...


Quand on se prétend critique littéraire, on évite les termes comme "connard" et on argumente un peu...autrement on se rend ridicule...


Je suis par ailleurs tout à fait d'accord avec ce que vous dîtes de Céline (un pilier de la littérature! Mal compris, mal lu).


Je vous souhaite de trouver un moyen d'utiliser tout ce fiel de façon un peu plus constructive et surtout moins manichéenne...


Salutations

A-K 07/11/2013 21:41



Bonsoir,


 


"J'arrive par hasard sur votre page à propos de Céline et Werber... Etrange mélange..."


N'est-ce pas?


"Avez-vous vraiment lu Werber ? Il semblerait que non..."


Madame Irma se trompe...


"Par ailleurs, en sortant des phrases de leur contexte comme vous le faites, vous feriez passer n'importe quel auteur pour un
imbécile..."


Vous venez d'en faire autant en écrivant des phrases dans leur contexte.


"Quand on se prétend critique littéraire, on évite les termes comme "connard" et on argumente un peu...autrement on
se rend ridicule..."


Quand on est pas foutu de faire la différence entre un article humoristique et une critique littéraire on n'est pas juste
ridicule, on passe carrément pour un con.

Un con anonyme mais un con tout de même.


Serviteur.

ps: Là j'ai pas dit "connard".


PS bis: avec ce degré de compréhension ne lisez plus Céline, s'il vous plait... plus jamais!


PS ter: Vous pouvez en revanche continuer à lire Werber sans aucun problème.


Fiel fiel fiel... quand tu nous tiens!